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Sunday, April 15, 2012

La faillite de la diplomatie Marocaine

Comme il est bien longtemps que je me suis mis au Français, voici un bref article sur l'incident qui a enragé Rabat et a fait la une des journaux tant Marocains qu'Algériens!

Retraite diplomatique comme toujours!

La faillite de la diplomatie nationale se fait entendre encore une fois, avec la résonnante nouvelle dont les médias furent inondés de la délégation Marocaine et des figures politiques du pays pliant bagage lors des funérailles de Ben Bella, le premier président Algérien qui a laissé derrière lui un énorme lègue pour l'Algérie et la région Maghrébine de ce fait.
La photo, reproduise ci-dessous, révèle le motif derrière la décision de la délégation Marocaine de boycotter l'enterrement et de repartir sur ses pas avant la fin des funérailles, avec le Premier Ministre Marocain Benkirane en tête:


La présence des représentants du Polisario et de leur président Mohamed Abdelaziz! Cette excuse ou affront accordement aux autorités marocaines n'est pas un scoop, mais plutôt une image récurrente qui confrontera les deux ennemis jurés plus d'une fois, que ce soit dans des sommets internationaux ou conférences intellectuelles, tout on n'oubliant pas les regroupements estudiantins qui se terminent par une vive débâcle entre les deux partis, arrivant aux poings assez souvent.

Ceci en dit long sur la faiblesse des autorités aux plans politiques et diplomatiques, car éviter son antagoniste et se retirer des réunions et sommets en leur présence signale une profonde conviction d'auto-incapacité à prouver son point de vue et légitimer sa position par les outils conventionnels de l'argumentation et du débat intellectuel.

« Devant une telle situation, la délégation marocaine s'est immédiatement retirée, avant de regagner l'aéroport d'Alger où elle a été saluée comme à son arrivée par le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia. » L’agence officielle marocaine MAP


Se retirer constamment, comme on le fait depuis belle lurette, a non seulement des conséquences politiques, économiques et diplomatiques due à notre absence de forums majeurs tel l'Union Africaine ou autres organisations reconnaissant le Polisario, mais aussi un profond impact psychologique dans la conscience humaine, locale soit elle ou internationale. Le manque de confiance que le peuple ou les diplomates et politiciens du globe ont expressément signalé à la diplomatie n'est pas réconfortant pour le lobby diplomatique, tant il diminue sa crédibilité et la pression potentielle que peuvent exercer les autorités dans les corridors des nations Unis ou des instances africaines et latino-américaines.

Continuer à poursuivre une politique d'absence et de retraites des sommets internationaux et évènement régionaux à chaque fois que le Polisario est présent ne gagne au Maroc guère une bataille psychologique ou morale, mais contribue à effacer la compétence Marocaine au service du renforcement de la présence du Polisario dans la scène internationale.

Cette même politique non-diplomatique  de retraite, couplée aux performances diplomatiques ridicules du roi Mohamed 6 dont l'apparition aux sommets internationaux est quasi inexistante, ampute au Maroc un organe nécessaire et cruciale pour protéger et avancer ses profits et bénéfices stratégiques tant politiques que financiers, laissant la politique étrangère de la nation la risée de la région, du continent et du globe face aux mastodontes diplomatiques pas trop loin qui s'affairent à sculpter une influence sans réciproque, à commencer par le Qatar.

L'hilarant dans toute l'histoire est que la diplomatie étrangère du Maroc n'est non pas seulement incompétente, mais qu'elle est douée d'un sens d'hypocrisie sans précédent! Ceux-là même qui dénoncent la présence du Polisario aux instances internationales et boycottent de ce fait les hauts sommets politiques, sont les même qui négocient avec les diplomates du SADR à Manhasset, et sont les mêmes qui prennent leur siège aux Nations Unis qui, rappelant-le, ne reconnait pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental comme tous les pays du monde sauf bien sûr le Maroc lui même...Pourquoi donc ne pas boycotter les Nations Unis, les états Unis, l'Union Européenne et tout le tralala, car tous dénoncent la présence du Maroc au Sahara Occidental...Et tan qu'on y est, pourquoi ne pas dissoudre ce ministère des affaires étrangères tant il est devenu non nécessaire?


Le fait que la délégation marocaine ai interrompu sa participation funéraire en Algérie dénote d'un profond sentiment de dégoût que nos autorités Marocaines et Algériennes ont cultivés là où ils ont grandi une immense servitude et servilité au maître blanc, aux autorités coloniales qui garde nos gouvernements et structures politiques enchaînés à un passé impérialiste où les frères maghrébins d’antan ont été éduqué sous l'auspice de la France à devenir ennemis, rudoyant et médisant les uns les autres, jusqu'au bout de manquer aux règles de bienséance et aux bonnes meurs les funérailles nécessitent des membres présents.

Mohamed Amine Belarbi

Saturday, July 30, 2011

Mohamed VI speech: Yet another vague text reading performance

The King Mohamed VI of Morocco has made a speech this 30th of July in the occasion of his 12th year of power as the head of the nation, amid speculations that this speech would mainly focus on the post-constitutional reforms era the country is undergoing.

The King, as usual, did start a long session of  recitation, reading directly from the pile of paper laid in front of him, a scene which contrasts abruptly with the memory of his father, King Hassan II, who used to fascinate the people with his charismatic and hypnotizying appearances and surprising speeches.

The landmark of the speech was the call of the Monarch for a rapid and speeded process to implement the coming elections, a step seen by some as a victory while others more suspiscious look at it as a strategy of the Palace to counter the rapid expansion of the Islamist Party by ensuring minimum damages.

On one hand, the people in favor of the measure to speed the election time, see in this step a confirmation of the constitutional text, partly because of the willingness to cut with all the ancient platforms and corrupted institutions and the installation of a reformed government abiding by the new constitutional reforms, and also, good to be mentionned, these people go far beyond in interpreting the fact that the monarch hasn't determined the date of the elections as a sign that the King has indeed limited his power in interfering with the promulgation of local and national policies and the management of the countries administration. This stance is clearly compiled in Anas ElFilali's post on BigBrother.ma: "Cela signe-il la fin de l'implication directe du monarque dans les décisions politiques ? Le début d'une nouvelle époque de gouvernance ou les politiques ont la responsabilité totale et les libertés qui en découlent ?"
http://www.bigbrother.ma/2011/07/video-discours-du-roi-mohamed-vi-du-30.html

On the other hand, other people comment on the step as a strategy of the Makhzen to act quickly before the total crackdown of the PAM, an alleged Palace monitored party who serves the Makhzen interests in the political scene. As Ali Lmrabet puts is on Facebook: "‎"Sidna" veut des élections rapides pour que "son" PAM de son ami Fouad Ali El Himma puisse avoir des chances d'échapper à al disparition pure et simple."
The point is, the polls show that the imminence of the bankrupcy of the PAM is a matter of time, and the amazing, yet predicted, invasion of the PJD of the political scene is granting the Islamist party an unquestionned victory during the election, its ampleur growing with time as the party structures more its political bodies and boosts the preparations of its regional and national structures in preparation for an outstanding performance. Hence, the best way to minimize the damages and slow the success of the Islamists is ultimately having the elections ASAP, point of view held strongly by some people such as Ali Lmrabet.

Follows the full speech made by the King:
Part I


Part II


Mohamed Amine Belarbi

Tuesday, July 19, 2011

Institution royale: le chapitre non publié...

Quand il y'a quelque chose qui cloche, quand  le pays est rongé par les maux de la corruption, de l'injustice sociale et de la pauvreté, on trouve toujours un bouc émissaire pour calmer la populace, crucifiant un ou deux représentants ou officiels alors que la tête du serpent est toujours protégée par une barrière opaque, cette barrière étant bâtie par nos mains, par nos peurs, par notre ignorance et par notre abrutissement, par notre choix de rester esclaves  et de se soumettre à la volonté d'un groupe d'individus qui se sont auto proclamés gardiens des clés du pouvoir et garants de le nation, ou plutôt garants de sa faillite et de son naufrage dans les obscénités de la dictature diluée par la pilule de l'ignorance organisée et de l'abrutissement des masses.  

Et oui, la manie du Makhzen que les marocains ont redouté depuis bien longtemps et que tout le monde a cru morte avec le décès de Hassan II (Heureusement, les marocains commençaient à croire que même la mort ne pourrai pas faire lâcher au monarque son pouvoir absolu!), a refait surface d’une manière assez provocante, spécialement après la chaîne d’évènements qui ont fait trembler les poutres du pouvoir suprême, anciennement calme et serein grâce au silence du peuple abrutit par les maintes stratégies sociales, éducatives et politiques que déploie ingénieusement l’élite politique au pays et en dehors.


Cette manie, et qui n’est point étrangère aux citoyens car ils en sont les victimes quotidiennement sans s’en rendre compte, c’est la fameuse stratégie du Makhzen d’attribuer l’immunité sainte au monarque ainsi que de le portraire sous forme d’une entité détachée de la réalité politique, innocente de tout pêché et clamée pour toute réalisation et succès, quoique minime fussent-ils.

Et cet endoctrinement, que j’inclurai dans ce plan d’abrutissement des masses lancé en plein poupe par les élites mondiales dans le but d’accumuler richesses et pouvoirs au détriment des peuples, fait état d’un support sans limites de la part des différents organes gouvernementaux, commençant par les médias, en passant par les structures éducatives et manuels scolaires, sans parler des partis politique qui n’ont pour mission depuis l’indépendance que de supporter et maintenir le régime dans son élan discret de transformer le Maroc en une entreprise familiale, avec seul aspect étatique dévoilé à travers le logo de cette compagnie, à noter l’emblème du Maroc et son slogan ALLAH ALWATAN ALMALIK.



Les marocains, depuis l’installation des premières antennes par la société nationale de radiodiffusion et de télévision SNRT, se sont plaints des constantes références positives au monarque, des heures passées à retransmettre ses discours et les 90% des infos relatives aux chantiers lancés par le souverain (comme si il nous donnait l’aumône et payait ces chantiers de son argent de poche !), alors que les faillites du Roi, ses fautes et son empire économique n’ont jamais était mis en question, sous faute de ternir l’image idéaliste de cet homme et demi qui sauve les Maroc et son peuple à chaque heure de journée. Et quand ce n’est pas question des prouesses chevaleresque de CHRIF, c’est encore plus d’abrutissement à travers les ‘cancers’  musicaux, les séries mexicaines et les sitcoms de merde…allez savoir comment disséminer les conflits internationaux et les décisions de la communauté politique mondiale à travers le soulèvement des popotins des Shikhates ou en analysant les courbures des chanteuses libanaises sur SHRAN M3AK LILA !



L’école, c’est une toute autre histoire !  À part le fait de savoir que les rois du Maroc ont battus les forces coloniales et que les souverains ont depuis institué une révolution progressiste pour développer le Maroc, et qu’ils sont les garants de l’unité nationale et bal bla bla, on n’a jamais été informé de leur autre figure en dehors du portrait illuminant dessiné par la monarchie elle-même. Si le Maroc est au plus bas du classement quand il s’agit IDH, éducation, pauvreté, corruption et tout le train de mauvaises choses qu’on n’aime pas dévoilé et discuté, c’est à cause des officiels sans principes et sans idéaux, c’est en partie due à la mentalité d’un peuple qui ne veut point évolué et s’auto-éduquer, et c’est à cause des ingérences impérialistes dans les affaires internes du royaume. Et alors, à quoi sert ce commandant ultime de l’armée, de l’institution religieuse, de l’institution juridique et président du gouvernement ? Juste à s’approprier les réussites rares du pays et s’accaparer la légion du sauveteur de la nation !

Jusqu’à quand cette idolâtrie et cet esclavage intellectuel qui nous pousse à considérer le roi comme une limite rouge à ne pas trépasser ? Faut-il laisser cette mascarade continuer infiniment alors que la moitié du peuple crève sous le seuil de la pauvreté et de l’analphabétisme ? Est-il logique d’accuser les étages de la pyramide du pouvoir, fustigeant les responsables locaux et les représentants parlementaires, tout en oubliant ou en ignorant le sommet de cette pyramide pourrie jusqu’aux racines, à noter la monarchie ?

La royauté comme institution doit être comprise dans son aspect terrien, et non comme entité indépendante gratifiée de pouvoirs divins. Les Rois, comme les simples citoyens sont sujets aux erreurs et aux tentations, et les caser dans cette catégorie d’intouchables et d’irréprochables est une stupidité et une atteinte grave à l’intelligence humaine.

Mon point doit être clair et non sujet aux interprétations : Je n’ai rien contre les Roi Mohamed VI ou contre ses prédécesseurs en tant que personnes, mais en tant que représentants d’un concept immoral que je trouve non pas seulement offensant envers l’égalité humaine et la justice divine, mais aussi menaçant l’instauration de tout état démocratique et équitable envers ses citoyens.

Les citoyens ont commencé à réaliser l’importance de questionner le régime comme partenaire primordial dans la corruption généralisée qui ronge le pays, et la nécessité de le rendre sujet à toute enquête qui vise à déterminer les responsables dans ce feuilleton dramatique national qu’on vit depuis bien longtemps. Et cette renaissance morale a été pleinement célébrée à Tanger et à El Hoceima, où les demandes de réformes et les protestations n’ont pas usé des approches timides, mais ont totalement foudroyé les symboles du pouvoir qui sont sans équivoques égaux dans leur implication dans ce crime organisé pour noyer le pays dans l’ignorance et la corruption, à un instant où le déficit du Maroc dépasse chaque année les 10 milliards de dollars dans un pays où abondent les richesses et où les aumônes des pays du Golfe atterrissent sans relâche. Où va cet argent, allez savoir !


Tout aussi important et intriguant, l’empire économique du roi et sa fortune peu si jamais mentionnés dans les rues, moins dans les médias, alors que ça mérite d’être mis sur le table pour questionnement national et populaire. Le 6ème plus riche monarque au monde selon Forbes, et propriétaire de la plus gourmandes des entreprises nationales, à savoir l’ONA, gouverne une nation où la pauvreté se taille la part du lion dans cette tarte populaire mordue de toute part.
http://www.afrik.com/article17210.html (Sur la richesse de Mohamed VI)

Ce même empire financier régi sous un Blackout médiatique complet par le riche monarque a fait la une de Wikileaks, documents que nous marocains ne verront jamais dévoilé car la personne du roi, et par induction ses actions et propriétés, ne sont pas sujettes au questionnement et à la critique, autant moins à la criminalisation.




Un des câbles diplomatiques US dévoilés ont accusé le régime de corruption financière, cette corruption se manifestant à travers les actions tordues de la compagnie royale dans le domaine de l’investissement et de l’attribution des marchés. Ici le câble repris par le journal britannique the Guardian :

http://fr.globalvoicesonline.org/2010/12/11/50974/ (article en français sur la corruption de la cour)

Même histoire sur le plan politique, spécialement les élections, où apparemment le Roi, innocent disent les gens, joue de ses mains magiques pour influencer les résultats électoraux dans une tentative acharnée pour couper la route aux islamistes dont l’influence grandissante est un constant mal de tête pour le régime.



Ici l’article citant le document dévoilé par Wikileaks et repris par Elpais et City DZ :


Les conclusions a tiré de cet article, quoique modestement écris par un étudiant qui en a plus que marre de la situation stagnante dans ce pays pourri par la corruption et le clientélisme, sont claires et nettes :

L’institution royale devrait faire l’objet de critiques, enquêtes et questionnement au même titre que les institutions politiques et gouvernementales.

La sacralité du Roi devrait être sujette à un compromis : Si la personne du Roi doit rester intouchable, alors le Roi devrait renier à poursuivre ses ambitions financière et à réfréner de tout acte qui, pour un simple citoyen, constitue un objet d’enquête et de questionnement : investissements, entreprises et autres, sinon, le Roi devrait être traité comme Monsieur tout le monde, ses comptes et propriétés passés à la loupe et ses dépassement de loi sujets aux procédures juridiques en vigueurs.     



Faire tomber cette tendance de relier toute demande au Roi et à la Royauté, surtout dans le contexte actuel où il n’est plus question de qui veux la démocratie et qui prône la corruption, mais de qui est avec et qui est contre le Roi. Ceci est un dilemme sournois qui menace la légalité des demandes réformistes, de la même façon dont a user l’administration Bush après les évènement du 11 septembre où il n’était plus question de questionner les évènement où de plaider les droits civiques et humains des individus, mais de qui était avec les USA et qui était avec les terroristes. 




Fini avec cette perverse approche aux demandes de changement, fini avec les arguments sourds des soi-disant royalistes qui répondent à chaque question, à chaque demande par : MALKONA WAHID, Mohamed 6…Notre Roi est un, Mohamed 6 ! Vous demandez des réformes, vous protestez, donc vous êtes contre le Roi. Ceci est une solution efficace pour le régime afin de ‘pacifier’ les protestants d’une manière qui ne répond point à leurs attentes ou à leurs demandes constitutionnelles.

Ce n’est pas un QCM avec deux choix : Nationaliste royaliste ou Réformateur antimonarchiste comme ils veulent nous faire croire, c’est une liste un peu plus longue où on a le droit de choisir, sans nulle contrainte soit d’être :

Monarchiste et Protestants dans les démonstrations
Monarchiste et fier de la situation actuelle sans nul besoin de changement
Antimonarchiste et Protestants dans les démonstrations
Antimonarchiste et contre le soulèvement populaire actuel

D’ici là, je vous dis à très bientôt en vue de préparer un article sur le sujet du Sahara qui résume mes modestes recherches sur le sujet, un article qui se penchera sur l’aspect légal du conflit sous l’ombre des lois internationales et de la Realpolitik qui régi le monde comme on le connait aujourd’hui.

Mohamed Amine Belarbi

Tuesday, June 21, 2011

The new revised constitution: The people say NO!

The answer of the people didn't take that much time to reveal itself after the so called constitutional reforms proclaimed by the King and the policy makers.


The 19th of June, after a call from  the 20th February movement to rally in the streets in order to shout the national disaproval of the referendum over the revised constitution, people gathered in all major cities to express again their social demands and to confirm their stance on the new constitution, rallies which didn't receive as much attention as the made up and government led gatherings where some people shout their support of the refrendum and claim highly their satisfaction with the modification the constitution was subject to.

If the people do go in the streets against the refrendum, it is mainly because of the non-democratic process which led to the birth of the new constitution, a constitution people believe has been subject to a cosmetic make up rather than a reform of the root core of the text's content, which changes every decade in number of clauses while the controversial paragraphs remain untouched.

Yet after the unprecedented campaign promoted by the authorities to make the people vote positively in the referendum, part of the Moroccan society still call for the boycott of the voting process which doesn't fulfill the requirements of a democratic transition in a country which has been drowning in political dictatorship and social injustice for so long.

Follow are videos of rallies in several Moroccan cities where people went out to the streets to shout high their opposition to the revised constitution along social demands:

Tanger



Sunday, June 19, 2011

New Constitution: It's not an overall agreement we have there!


The King of Morocco, Mohamed VI, appeared on TV last night to give a speech to the nation in light of the new changes in Morocco concerning the constitutional reforms.


Benchemsi, a Moroccan Journalist and researcher in Stanford University, appeared on Aljazeera English TV Channel to shed light on the many weaknesses and anti-democratic aspects of the new constitution unvieled by the Moroccan policy makers and the King himself in a yet again "historical" speech (The 27th historical and unprecedented speech! How many histories do we have?).



The King, who asked the nation to vote YES for the new revised constitution, left no choice other than following his royal choice for a people who don't even know the content nor the new changes made to a documment they don't even understand.

Constitutional reforms or cosmetic operation to a document which still give the King ultimate power over the country, that's what people are confused about since the whole thing is still unclear and the promised democratisation of the countrie's institutions and policies remains so far a set of words nobody have seen their materialisation on grounds.

Follow if the video of the full speech made by the King:


Highlight of the year: A great combat between the monarchy and its institutions against the people's will. It's all about a YES or NO!
Location: Morocco
Date: 1st of july

Let the show begin!

Mohamed Amine Belarbi

Tuesday, June 14, 2011

Mouvement du 20 Février : Le besoin d’adopter de nouvelles perspectives est inévitable ! (1/2)


Partie 1

Les demandes de réformes ont été et sont toujours criés aux quatre coins du Maroc, que ce soit par les Islamistes, Communistes ou autres, et ce n’est pas aujourd’hui que l’on dira  que le Maroc s’est réveillé de son long sommeil juste à cause d’un mouvement réformateur qui s’autoproclame leader des demandes sociales au niveau national.

Le mouvement du 20 Février, qui a devancé la scène publique ces derniers mois, a prouvé à ses débuts qu’il était en mesure de communiquer les demandes du peuple à la supposée élite qui nous gouverne, une élite qui depuis l’acquisition de notre indépendance ne cesse d’ignorer a quel point l’opinion publique en a marre d’être asservie par cette stratégie de pacification et d’abrutissement des masses menées en grandes pompes par le tristement célèbre Makhzen.


Bien que sa création soulève nombre de controverses, reste que le mouvement du 20 Février a été la seule option proposée à un peuple assoiffé de changement et inspiré par la vague réformatrice du printemps Arabe.
Pas besoin d’énumérer les défauts du groupe ni son cadre organisateur défaillant, car prise hors de son contexte socio-politique, on ne peut qu’admirer la faillite totale du mouvement dans les champs de l’organisation, de la synchronisation, de la gestion des ressources humaines et de la planification.

Si j’écris cet article maintenant, ce n’est pas pour critiquer le mouvement mais plutôt pour soulever certaines questions et propositions pour remédier à cette défaillance ‘technique’ et stratégique dont souffre le mouvement du 20 Fev.


Tant que l’on n’a pas d’alternative, il faudra essayer de faire avec ce qu’on a, en d’autres termes fortifier le mouvement avec une nouvelle vision plus apte à répondre aux aspirations du peuple et des jeunes plus précisément : garder la forme mais modifier le contenu en somme.

Avec l’ascension de l’influence de groupes opportunistes –citant entre autres Al Adl Wa Al Ihsan et autres partis politiques ainsi que des groupes radicaux de tout genre- les tentatives d’englober le mouvement du 20 Février sont de plus en plus alarmantes, car suivre un trajet pour pervertir le but du mouvement, le transformer en une filière d’un certain parti politique ou en un porte-parole d’un groupe spécifique doté d’une idéologie précise revient à signer l’arrêt de mort du mouvement populaire en faveur du conditionnement socio-politique tracé depuis des décennies par le Makhzen, une sorte de carte-route pour tout mouvement anticonformiste contestataire de la suprématie de l’autorité et de l’élite  sur le peuple oppressé...

Mohamed Amine Belarbi

Thursday, June 2, 2011

Le Maroc 2.0: qu’on le veuille ou pas, la révolution est à nos portes !



Tout portait à penser que le Maroc serait la singularité mathématique de cette rigide équation qu’est le printemps arabe, mais la situation courante reflétée par la tension publique qui régit les protestations quotidiennes et les confrontations sanglantes entres citoyens et forces de l’ordre trace un nouveau cadre à cette singularité Marocaine qui se voit poussée à respecter la logique populaire des demandes de réformes, avec nul échappatoire au changement imminent.

Plusieurs solutions, où plutôt ruses sournoises visant le gain de temps contre cette avalanche réformiste qui menace d’engloutir l’administration marocaine en entier ont été implémentée, mais en vain.

La tristement célèbre attaque terroriste d’Argana qui a frappé Marrakech ce 28 Avril est l’une des dernières ingéniosités du Makhzen dans le domaine de la lutte anti-réformiste. Dans un Maroc où les menaces terroristes ont succombé sous le charme de l’hibernation dicté par les autorités depuis le 16 Mai, jour où l’administration Marocaine a usé des attaques fictives des Salafistes terroristes pour imposer une agenda politique royale visant la contre-attaque de la montée de l’islamisme politique –chose compréhensible compte tenu que l’islamisme et la royauté/corruption sont mutuellement exclusifs-, on voit soudainement apparaître dans les médias et sur internet cette annonce stupéfiante et tout aussi ridicule : Un homme dont l’éducation est assez faible (chose normale dans un pays où l’éducation est le dernier des soucis) use d’une bombe contrôlée à distance pour faire exploser un café grouillant de touristes, résultant dans la mort d’une douzaine d’étrangers et autant de blessés. Ce qui a trahit le plan sadique des autorités est la concordance des faits avec la situation actuelle au Maroc ainsi que le caractère répétitif d’une telle attaque dans des situations pareilles dans le monde arabe en temps de crise.


Après 8 ans de calme dans un pays dont les mesures de sécurité et les lois anti-terroristes valent l’éloge des U.S.A et de son voisin européen, et dans une contrée où les cellules terroristes sont peu active, et dans un cadre socio-politique et stratégique peu favorable à une attaque terroriste, le Maroc se voit victime d’un coup monté par une fanatique qui a supposément prêté allégeance à Al-Qaida. Un observateur doué de sens commun  et de peu de logique politique peut voir que cette situation est plutôt un complot monté en eaux troubles. Ce qui est plus choquant dans l’attaque, qui coïncide étrangement avec les protestations et les démonstrations publiques, c’est qu’elle a été pareillement perpétrée dans une Egypte embrasée par les révoltes dans des conditions similaires à celle du Maroc.

Quand les autorités égyptiennes visèrent une église copte pour dévier l’attention de l’opinion publique envers des dossiers autres que les demandes réformistes, afin de créer une certaine animosité entre coptes et musulmans pour déplacer le centre des combats de peuple-gouvernement vers Musulmans-Coptes, les citoyens égyptiens interceptèrent le message codé envoyé par la clique au pouvoir et ne subirent pas les méfaits d’un conflit ethnique qui aurait perverti la révolution, lui prononçant un verdict final : La mort prématurée !


Ceci dit, au Maroc, les citoyens -bien que quelques un dénoncent l’acte barbare sous différents angles, proférant des indignations envers la DST et son travail pourri, passant par la condamnation des autorités cru complice dans l’inside job Marocain- l’effet voulu s’épanouit directement, avec des ralliements publiques à Jamaa Lfna pour chanter les louanges du roi et réciter l’anathème, des uns allant même jusqu’à combiner l’acte avec le mouvement du 20 février qui sois disant aurait procurer le parapluie social pour faciliter la perpétration d’actes troublants l’ordre publique, et ce en instaurant une situation d’instabilité qui a mis en défaut les services de sécurité et les aurais empêché de faire leur boulot compte tenu leur préoccupation avec les évènements promu par les protestants et démonstrateurs.

Cette stratégie de déviation des centres d’intérêts a été l’un des piliers de la lutte antipopulaire menée par les régimes, toujours trouvant un bouc émissaire pour sauver leurs intérêts : si ce n’est les frères musulmans en Egypte, ce sont les Salafistes au Maroc ou Taliban en Afghanistan.


Comme quoi, si la situation commence à échapper au contrôle du Makhzen, et que la révolte prend de nouvelles dimensions, le bâton de la sécurité national peut toujours être ressorti : Ne joignez pas les démonstrations, restez dans vos maisons, criez les louanges du roi et du pays, sinon, vous foutez la merde dans la nation et vous facilitez le travail des méchants terroristes : C’est ce qu’on appelle une simplification enfantine pour ceux qui n’ont pas pu procéder le message correctement.

Comme si cela ne suffisait pas, l’administration a creusé un peu dans son manuel de survie, et nous a ressortis une nouvelle insulte vis-à-vis de l’envie du public de voir un changement palpable dans ce pays : Retardons le bac, cela fera plaisir aux étudiants qui peut- être fermerons leur gueules et resterons à leur maison afin de réviser pour les examens, comme quoi ils n’auront pas d’excuse pour boycotte le BAC et ainsi enfler le mécontentement public, car on sait bien qu’un étudiant qui rate son bac n’aura autre chose à faire que joindre les manifs. Un signe de bonne volonté envers les étudiants ou une plaisanterie qui ne fait rire que les officiels qui l’ont implanté ? Car je ne savais pas que nos étudiants étaient des super-brainiacs qui récupèrent des mois de révision perdus en une semaine !

Le pic de cette série hilarante de solutions à la hâte pensés par nos responsables politiques fut bel et bien l’invitation du conseil de coopération des pays du golf faite exclusivement au Maroc et à la Jordanie pour joindre le conseil!

Ce qui est hilarant est bien sûr le timing d’une telle invitation et la nature même d’une telle probable intégration du conseil accepté de cœur ouvert par un régime en manque d’aide et de souffle pour combattre le soulèvement populaire.

Ce conseil, dont le vrai nom serait plutôt le conseil de coopération des monarchies arabes, a prouvé une fois de plus la fraternité Arabe, mais cette fois pas entre les peuples mais entre les régimes royaux. Pour sécuriser un régime, rien de meilleur que de baigner le peuple dans les illusions matérialistes des bienfaits du pétrodollar. Nous ne sommes pas un pays du Golf, nous n’avons pas de ressources pétrolières et nous ne sommes pas des Khaliji ? Est-ce ce pourquoi vous êtes en colère ? Le prix de la tomate et les autres dépenses vous surpassent ? Nous, ingénieux officiels et dicteurs de la politique nationale, en ces temps de tensions et de troubles, avons pensé à ramener le Golf et ses bienfaits au Maroc ! Nous vous déclarons officiellement heureux bénéficiaires des bienfaits du Khalij, et nous vous balanceront des billets à tour de bras, pourvu que vous retourniez à vos maisons et que vous arrêtiez ce charabia qui nous donnent des maux de tête.


Si quelqu’un pouvait me donner une explication logique d’une telle invitation qui, rappelons-le n’est pas une action unilatéral –comme certains essaient d’avancer pour innocenter l’administration de tout acte prémédité pour borner le peuple-, mais bel et bien un effort bilatéral mené par notre gouvernement et le conseil bien avant la déclaration publique d’une telle initiative annoncée en direct sur les télévisions et chaines mondiales.

 Sauver le pouvoir, le trône, la monarchie et les royautés absolutistes était et est toujours l’objectif principal de nos régimes corrompus, et pour ce faire, ils sont prêts à tout, des ripostes musclées dictées aux forces de l’ordre jusqu’à la création de leur propre club élitique de monarques arabes -un arche de Noé voulu comme barque de secours  pour sauver ceux que le peuple veut balancer dans la poubelle de l’histoire-, c’est dire combien nos chers leaders pensent aux demandes du peuple et valorisent ses aspirations !

Penser que le peuple sera poussé au silence et à la servitude docile après une aumône faite aux Marocains par les gros princes et Cheikhs pervers du Golf est une grande illusion qui montre à quel point le régime a failli dans sa mission pour comprendre le peuple, la nature de ses demandes et la valeur morale de son entité.
Après tout, ces options étalées devant les autorités marocaines ont failli dans leur mission de pacifier le peuple, nous poussant à méditer sur les nouvelles actions potentielles d’un régime qui veut sacrifier tout, peuple et ressources pour assurer sa stabilité et sa continuité.


Une majeure opération sécuritaire contre le peuple, un nouvel attentat terroriste ou même l’annonce de nouvelles promesses de réformes promulguées par le roi ? Rien n’est sûr pour l’instant, sinon la certitude que ce mythe avancé par ceux au pouvoir disant que le Maroc n’est pas la Tunisie, n’est pas la Libye, n’est pas l’Egypte et n’est certainement pas le Yémen et sur ce ne verra pas la naissance d’un mouvement révolutionnaire contre les symboles de la corruption est au fait un mensonge que les autorités veulent nous vendre à tout prix.

Ceci fut confirmé par les récentes démonstrations à Casablanca, courageusement initiés par les citoyens de Sbata qui ont bravement occupé les rues pour crier leur mécontentement envers un gouvernement obsolète qui n’a en aucun point servi les intérêts du peuple et qui en plus essaie d’entraîner ces forces armées dans d’autres places que des salles de musculations, s’offrant le privilège gratuit d’user des dos des citoyens pour essayer leur matraques nouvellement acquises au lieu de payer pour la construction de centres d’entraînements spécialisés (allez savoir où est passée l’argent allouée à ces centres qui n’ont jamais vu le jour !).

Une chose est sûre dans toute cette histoire :
Qu’on le veuille ou pas, la révolution est à nos portes !

Mohamed Amine Belarbi

Tuesday, May 31, 2011

Casablanca protests: A new turnout in the Moroccan unrest



Morocco, far from being a paradise on Earth (yet some try to picture it that way) has seen a series of unrest during the last month, troubles which reached the paroxysm with the last protests in Sbata Casablanca, this 29th of May.


The start of a new phase of confrontation between the people and the regime? Many analyze it this way, while the pro-Makhzen forces try to instaure a state of fear and anxiety among people in order to get them out of the streets and push them to flee the protests and the idea of being part of the ongoing demonstrations.


Through the Argana state-mentored terrorist bombings to the Mawazine mass drug the administration tries to promote, the Makhzen has proven to be running out of options in this lost war for oppression and social injustice, a war where the people are ready to offer their bodies as a price to the recovery of dignity and justice.